Nos motivations

 

Comment notre projet a-t-il mûri ?

Pourquoi vouloir partir au Québec?

 

Pour faire au plus court et au plus simple, quelques mots clefs que vous retrouverez plus en détail ci-dessous:

2007, situation professionnelle, culture québécoise, avenir de la France, découverte, voyage de prospection, gentillesse & générosité, "zen attitude", ouverture d’esprit, curiosité, aucune crainte de l’inconnu, sécurité...

 

Cela doit dater de début 2007 que nous avons commencé à nous intéresser au Québec.

 

Pour lui ?

Tony, depuis sa démission de XXX, collectionne les CDD, ce qui n’arrange rien à son moral... Ensuite, il avait adoré être prof  d’informatique dans un collège privé … malheureusement cela n’aura duré qu’un an … il aurait eu la possibilité de continuer mais à mi-temps … ce qui n’aurait pas été envisageable financièrement. Et le 2e employeur chez qui il s’était épanoui : il y sera resté 2 ans avant d’être remercié fin janvier 2010.

Son atout majeur? A quelques années d’expérience dans le domaine informatique.

Son handicap? Pas de diplôme en ce domaine, juste quelques UE obtenues et une certif ITIL ...

Le problème en France, c’est que vous avez beau avoir les capacités pour tel ou tel poste ... si vous n’avez pas LE diplôme qui va avec voire quelques années d’expérience en plus, vous êtes aussitôt refoulés!

Au Québec, à l’inverse, ce ne sont pas les diplômes qui priment mais l’expérience professionnelle. Ce qui va intéresser les employeurs québécois c’est ce que vous savez faire, qu’importe le diplôme ou presque!

Pour Tony, c’est donc sa situation qui est l’élément déclencheur principalement. Sans parler qu’il s’est toujours intéressé à la culture québécoise ("Les 2 minutes du Peuple" de François Pérusse, le hockey avec la NHL et qui sait ... le retour des "Nordiques", etc). Ce que devient la France également est une autre raison pour laquelle nous ne nous étalerons pas d’où le début de notre motivation ...

 

Pour moi ?

Simplement l’envie d’aller voir ce qui se passe ailleurs qu’en France … J’ai toujours été attirée par tout ce qui avait trait à l’étranger, je voulais voyager, découvrir des pays, des cultures différentes. C’est un peu beaucoup pour ça que j’avais choisi la fac de géographie à défaut de ne pouvoir m’orienter vers le tourisme qui m’aurait plu mais qui n’était pas réalisable dans la Sarthe et ce fut un mal pour un bien étant donné les salaires dans le domaine et le trop peu d’offres d’emploi dans ce secteur …

Je dirais donc que, me concernant, c’est davantage vivre un voyage sur du long terme. Nous y serons bien sûr pour travailler mais aurons l’opportunité de découvrir un autre pays. Nous n’avons jamais voyagé, Tony et moi, à l’étranger ni même pris réellement de VRAIES vacances que ce soit en France ou ailleurs … SAUF durant notre voyage de prospection au Québec en février 2010 ! Et là : ce fut l’élément déclencheur! Il est facile de dire vouloir vivre dans un autre pays mais il est important de savoir où nous "mettons les pieds"! C’est ce à quoi a servi ce séjour au Québec.

 

Pour nous ?

Enfin, et là je peux parler en nos deux noms, ce qui nous a agréablement surpris :

- La gentillesse et la générosité des Québécois (Ex : nous a été offert 2 places pour assister à la téléréalité  sur la confrontation en hockey de Québec vs Montréal. De même en accompagnant un Québécois avant ce match dans une pizzeria, il nous a fait profiter d’assiettes de pommes de terre-ships épicées et ce gratuitement. Une Québécoise nous a offert un album d’un groupe canadien etc).

- La "zen attitude" dans les lieux publics, sur les routes...

- Leur ouverture d’esprit ou leur curiosité envers les étrangers. Ils engagent facilement la conversation sans crainte de l’inconnu.

- La sécurité partout : à aucun moment nous ne nous sommes sentis en insécurité. Nous étions pourtant dans la capitale de la "Belle-Province", nous étions sortis le soir et à aucun moment nous n’avions éprouvé de la crainte ou de la peur. Il n’y a pas besoin d’aller à Paris pour connaître l’insécurité ... Allez simplement dans certains quartiers du Mans le soir ... Nous avons dû voir en tout et pour tout 2 flics là-bas et au moins ils sourient EUX.

 

Qu’y-a-t-il de mieux au Québec qu’en France?

Est-il risqué de repartir à zéro?

 

Quelques mots-clefs avant d’entrer dans les détails : différence, projet commun, climat, casser ses habitudes, famille & amis, décallage horaire, rendre visite au Québec, moyens de communication, situation complexes d’immigrants, été, congés, chômage, adaptation, Loky, immobilier, expérience de la vie, normalité

 

Il n’y a rien de mieux au Québec qu’en France, c’est juste différent. Vous aurez des avantages en France que vous n’aurez pas au Québec, des inconvénients en France et pas là-bas! Mais serait-ce une raison de devoir rester parce qu’il y aurait des inconvénients au Québec que nous n’avons pas en France?

 

Nous avons mûri le projet au fil des ans, ce n’est pas une décision prise en un claquement de doigts. Nous ne nous sommes pas réveillés un matin en nous disant "Tiens, ça t’dirait de partir vivre au Québec?" ... "ok!" ... NON!

Nous en avons parlé longuement. Les inconvénients au Québec ne le sont principalement que pour les étrangers, les Québécois n’ont pas l’air de trop se plaindre en fait ...

 

Les congés

15 jours de CP la 1ère année seulement! Maximum : 4 semaines/an ensuite ... c’est vrai que nous sommes loin de tous les congés que j’ai! Par contre, quand un jour férié tombe le week-end, au Québec : il est reporté au lundi! De plus, les 3/4 du temps, la journée de travail se termine vers 17h, 17h30 et "l’heure c’est l’heure"! Les minutes travaillées en plus sont payées! Pas d’impression de réelle hiérarchie, moins de stress au travail qu’en France. Vous voyez qu’il est difficile de dire que le Québec serait moins bien que la France et puis : nous n’avons pas envie de rentrer dans ce débat.

 

Le climat

Le Français dirait "Mais l’hiver, les températures descendent jusqu’à plus de -30°!!!" ... Le Québécois s’en moque parce que c’est un froid supportable bien habillé. Pour l’étranger en général, je ne parle pas QUE du Français, le principal "challenge" est de "casser ses habitudes"! Est-ce pour autant un mal?

 

De la neige environ 6 mois par an ?

Ici, le peu de neige que nous avons nous handicape pour aller travailler parce que nos véhicules ne sont pas équipés.

Au Québec, les routes sont très bien déneigées même les plus petites et les "chars" ont les pneus à neige qui tiennent vraiment bien la route! Il n’en reste pas moins qu’il y a beaucoup plus de neige au Québec qu’en France et ce, sur une bonne partie de l’année.

Dans nos montagnes françaises, il y en a aussi beaucoup ... les habitants s’exilent-ils pour autant? De plus les températures n’atteignent sans doute pas celles du Québec mais le climat n’est pas le même et le froid est bien plus saisissant . Un -5° en France peut être nettement moins supportable qu’un -20° au Québec ... Nous aurions dit à notre entourage que nous partions dans Les Vosges, le Jura, les Alpes etc ... la nouvelle serait mieux passée sans doute parce que cela restait en France, que nous serions restés parmi les Français et que nous aurions emmené toutes nos affaires via un simple déménagement! Nous serions-nous vus davantage? Pas sûr ...

Idée reçue : il ne fait pas si chaud en été qu’en France ... quelques-unes de nos connaissances québécoises ont réussi à avoir de sacrés coups de soleil en juillet dernier! Température ressentie : environ 40°! Sinon, les températures sont quasi identiques l’été qu’en Sarthe!

 

Repartir à zéro en laissant TOUT derrière !?

Ce que nous laisserons derrière nous et qui nous manquera principalement c’est bien évidemment la famille et les amis. MAIS n’est-ce pas le ressenti des immigrants qui vivent actuellement au Québec? Et puis ce n’est qu’à 6h de décallage horaire, ce n’est pas le bout du monde. C’est l’occasion pour nos proches d’aller visiter le Canada. Ensuite : le téléphone existe, la webcam existe, les e-mails et MSN existent. Nous vivons à une époque où nous avons divers moyens de communication !

Parmi les immigrants, certains sont propriétaires en France, ont des enfants dont des adolescents pour lesquels il est difficile de quitter leurs amis. Les parents doivent arriver avant la rentrée pour familiariser leurs enfants avec leur nouvelle terre d’accueil et les inscrire à l’école ou inscrire les plus jeunes dans une garderie dans lesquelles les listes d’attente sont très longues. Des immigrants du sud de la France ne se plaignent nullement du climat plus rude au Québec ... alors nous ... venant de la Sarthe ...!

 

Nous avons la chance de n’être QUE tous les deux pour le moment, nous sommes jeunes et n’avons aucune contrainte aussi lourde soit-elle qui pourrait nous empêcher de partir.

Bref, toutes les conditions sont réunies pour concrétiser notre rêve : nous avons un profil intéressant pour le Québec et surtout la motivation de réussir ce projet qui nous tient à coeur!

 

Un risque de partir?

Pas plus que ça! C’est certain que c’est de l’organisation, du temps de préparation et de l’énergie mais en étant méthodique, nous allons y arriver! Je sais : j’ai un CDI et alors? Je suis dans les télécommunications depuis 9 ans. Si je souhaite changer de secteur : je suis bloquée en France parce que soit je n’ai pas un minimum d’expérience dans le domaine convoité soit pas les diplômes adéquats! Bizarrement, c’est le même problème que pour Tony!

Au Québec, les CDI n’existent pour ainsi dire pas et il est tout à fait normal de cumuler des jobs. Trois de nos connaissances québécoises d’une quarantaine d’années vont changer d’employeur de leur plein gré!

En France ce serait inconcevable car le Français ne se sentirait pas en sécurité ... en même temps : le taux de chômage en France n’est pas le même qu’au Québec ...

 

Conclusion

 

Nous ne voyons aucun risque, ce sera juste une adaptation à se faire de notre nouveau pays d’accueil.

Nous sommes jeunes, nous n’avons pas de contraintes telles que d’être propriétaires, pas d’enfants pour le moment ...

La seule contrainte serait Loky, notre Berger Finnois de Laponie. Emmener un animal en avion quand il y a en plus les bagages et les démarches administratives à effectuer à l’aéroport ... cela requiert beaucoup de patience et d’organisation! Il sera difficile également de trouver un propriétaire qui voudra bien nous louer une maison avec en notre possession un chien. Difficile mais pas impossible donc ... Nous méditerons sur l’achat d’une petite maison le cas échéant. Reste à connaître les conditions pour devenir propriétaire en tant qu’immigrant en dehors des 25% d’apport exigés...

L’autre difficulté sera de vendre nos affaires.  Il ne faut pas oublier que le but est de partir le plus léger en bagages mais le plus lourd en argent ...

Notre objectif est d’y vivre à durée indéterminée bien sûr, ce qui nous empêchera pas de revenir parfois en France faire un petit coucou à la famille et aux amis! Mais, qui sait? Il se peut que tout ne se passe pas comme nous l’aurions prévu. Et là me direz-vous: "mais ils vont tout avoir perdu!" Et si, au contraire, nous y aurions tout gagné en "expérience de la vie"! Cette expérience n’est pas donnée à tout le monde ou plutôt : tout le monde ne tente pas une telle expérience qui peut pourtant être tentée par quiconque.

Pourquoi devrions-nous suivre l’ordre des choses? Faire ses études, s’installer, se marier, avoir un enfant, acheter sa maison, sa voiture etc ... 

Il n’y a pas de "normalité" et souhaitons suivre nos rêves aussi farfelus qu’ils soient!

 

Haut de Page
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×